Kyô un jour, Kyô toujours

Kyô un jour, Kyô toujours
Avez-vous déjà essayé d'écrire une histoire où vous faites souffrir des gens que vous admirez ? Non ... Faut être folleS. On est 2, vous vous en rappelez ?
Et bien, lisez : L'OMBRE DE MA VIE.

Photo piquée mais on se rappelle plus où. Si elle est de toi, dis le et l'honneur t'en sera rendu.

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:33

Modifié le mardi 11 décembre 2007 07:03

L'OMBRE DE MA VIE_CHAPITRE 1

CHAPITRE 1 : L'assaut des regards
« Aux rivières de Passion qui traversent nos terres
J'irai creuser le fond jusque dans la lumière »


15h45.Dans une chambre d'hôtel.
Le lit était complètement défait, les draps pendaient sur le côté pour arriver dans un reste de repas. Plus loin, dans la salle de bain, le miroir était fendu et le rideau arraché flottait dans la baignoire. Le canapé, lui, était encore debout et un jeune homme y était avachi. Ses cheveux blonds, légèrement gras et complètement ébouriffés, cachaient en partie son visage. Il semblait sourire et tenait à la main un papier où étaient griffonnés quelques mots. A quelques mètres, affalés par terre, deux autres jeunes hommes finissaient une nuit visiblement trop courte tandis qu'un quatrième émergeait lentement. Assis sur une chaise il avait le regard perdu au loin. Il enleva son bonnet pour profiter de l'air frais apporté par la fenêtre qu'il avait entrouverte et regardait d'un air amusé ses compagnons de chambrée. Benoit avait quand même réussi à atteindre le canapé et ce n'était pas gagné vu son état il y a quelques heures. Quant à Florian et Pierre ils n'avaient pas bougé depuis que lui, Nicolas, avait sombré.
Mais où était Fabien ?
Il avait du échouer un peu plus loin mais Niko n'avait pas l'âme à le chercher ...
Il profitait de ce rare moment de tranquillité avec ses 4 comparses.
Ce soir, ils donnaient un énième concert et c'était à Lyon cette fois ci. Ils revenaient dans leur région natale.

Nicolas regarda sa montre : 16h01. Il était temps de réveiller tout ce petit monde mais pas n'importe comment ... Il se leva péniblement, enjamba Flo pour se diriger vers Benoit. Nicolas était content de le voir sourire. Depuis quelques jours, il sentait bien que quelque chose tourmentait Benoit, même si celui-ci faisait tout pour le cacher. Ce sourire lui laissait croire que son ami allait mieux. Se sentant obligé de faire un sale coup, il décida de caresser tendrement Benoit afin que celui-ci se croie en charmante compagnie. Ben se tourna lentement mais n'eut pas plus de réaction que ça. Nicolas remarqua alors une cicatrice sur le front de son ami. Il avait visiblement eu des points de suture et récemment ...
Pourquoi ne leur en avait-il pas parlé ? Et comment avaient-ils fait pour ne rien remarquer ?
Cela expliquerait son mal être depuis quelques jours. Nicolas se demandait ce qu'il avait bien pu se passer quand la porte de la chambre s'ouvrit sur Fabien en pleine forme. Il s'était visiblement douché, changé et ramenait de quoi déjeuner. Cette entrée qui se voulait bruyante eut l'effet escompté. Flo et Pierre se réveillèrent. Ben n'avait pas bougé mais avait ouvert les yeux. Il lançait un regard embrumé à la lampe qui le surplombait et avait resserré sa main autour du bout de papier. Fab annonça l'heure et, s'agitant dans la chambre, finit par réveiller définitivement tout le monde.

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:40

L'OMBRE DE MA VIE_CHAPITRE 1_suite

A 17h50, ils étaient tous prêts à affronter le public et les différents regards qu'on leur lançait dans la rue. Regards bienveillants, admirateurs, interrogateurs ou haineux ils devaient faire face. Sourire. Toujours sourire ; faire comme si, comme si rien ne les dérangeait les photos comme les insultes. Mais ça ne leur faisait pas peur. Rien n'ébranlerait leur passion pour la musique et la scène et surtout pas maintenant qu'ils avaient réussi.
Cependant, Nicolas remarqua dans les yeux de Ben une expression différente quand un homme les avait accostés en les insultant. Ben n'avait rien dit et s'était contenté d'un regard foudroyant, regard que d'ordinaire il ne lançait pas à ces gens. D'ordinaire, il aurait continué son chemin ou leur aurait répondu calmement en lançant une blague et en décochant un sourire, dont lui seul avait le secret, ce qui aurait eu, une nouvelle fois, pour conséquence de clouer le bec à l'intrus ou du moins assez de temps pour qu'une autre personne les ai accostés.
Aujourd'hui, c'était Flo qui s'en était chargé et bien il fallait l'avouer.

A 18h45, ils arrivèrent dans les loges de la Halle Tony Garnier. Dans 20 minutes, ils répéteraient tous ensemble dans cette immense salle. Chacun vaquait à ses occupations. Fab farfouillait dans son sac pour en ressortir la figurine du batteur de Korn, figurine qu'il ne lâchait jamais et surtout pas les jours de concert. Flo était parti à la recherche de sa guitare tandis que Ben s'était allongé sur le canapé.
Niko le regardait tout en parlant avec l'ingénieur du son.
Il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour lui. C'était sûrement rien mais il avait toujours le don de s'inquiéter pour ses amis. Il le cachait au maximum. Il ne voulait pas que Ben se sente observer ou obliger de lui dévoiler ce qui n'allait pas. Pierre battu le rappel et tout le monde se dirigea vers la salle de concert.
Lorsqu'ils entrèrent sur scène, ils eurent tous des regards émerveillés en direction des gradins. Ça y est, ils y étaient et ce soir, la salle serait pleine. La répétition commença. Pendant que l'on réglait les lumières et le son, les 5 garçons jouaient leurs nouveaux morceaux comme les plus anciens avec tout autant d'enthousiasme. Le concert avait toutes les chances d'être réussi. Ben et Flo étaient peut être un peu fatigués mais une fois sur scène ils ne laissaient rien transparaître bien au contraire.
La répétition finit en délire collectif et à 19h40, ils avaient tous rejoints les loges.
C'était l'heure du dîner, il fallait prendre des forces avant l'entrée en scène.
Les rires et les éclats de voix fusaient. Ben ne mangea pas grand-chose ce qui n'échappa pas à Flo qui le taquina gentiment sur son régime fictif.
A 20h30, le concert débuta. Le public était en totale harmonie avec le groupe et tous prenaient visiblement un plaisir fou.
Le concert dura 2 heures. 2 heures d'euphorie et d'énergie.

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:50

L'OMBRE DE MA VIE_CHAPITRE 1_suite

A 22h40, ils sortaient de scène visiblement ravis mais éreintés.
C'est alors que Nicolas remarqua la pâleur inhabituelle de Benoit. Ce dernier se tenait la tête et semblait un peu perdu.
Nicolas s'empressa de se rapprocher de lui en lui demandant si ça allait. Pour toute réponse Ben s'effondra lourdement sur le sol.
Tous s'arrêtèrent. La folie due au concert réussi s'évapora en une seconde et un vent de panique souffla sur les jeunes gens.
Pierre fut le premier à réagir. Il s'approcha de Ben et après quelques secondes lâcha :
« C'est bon, il respire normalement. Ça doit être la fatigue et il n'a pas beaucoup mangé ».
Pierre frictionna alors assez énergiquement la poitrine de Ben pour tenter de le réveiller mais il n'y eut pas de réaction.
« On ferait mieux de l'allonger dans la loge. »
Fab et Pierre le portèrent précautionneusement dans leur loge. Tous essayaient de reprendre un rythme normal, les techniciens commençaient déjà à démonter la scène. Après tout ce n'était qu'un malaise passager qui serait oublié dans la soirée.
Allongé sur le canapé Ben reprenait lentement ses esprits. Sa tête le faisait souffrir et il avait l'impression d'avoir un poids sur la poitrine.
Flo, Fab et Pierre étaient sortis prendre l'air et ne voulant pas laisser Ben tout seul Niko avait décidé de rester. Ben remarqua l'expression de soulagement qui éclaira le visage de Niko lorsque leurs regards se croisèrent.
Niko était accoudé à la fenêtre, il s'approcha de son ami et commença à lui parler doucement mais son soulagement était tel qu'il avait du mal à le contenir.
Ben trouvait dans les yeux de son ami tout le réconfort dont il avait besoin.
Il lâcha finalement :
« Je vous ai bien fait flipper hein ? » avec un petit sourire qui ne dissimulait pas pour autant ses traits tirés. Niko sourit, il retrouvait Benoit.
15 minutes plus tard, Ben, toujours un peu sonné, était assis sur le canapé une tasse à la main et ses 4 amis bavardaient et blaguaient autour de lui comme si rien ne s'était passé ou presque.
Nicolas se risqua alors à poser cette question qui le taraudait depuis le matin.
« Ben, c'est quoi cette cicatrice ? »
Tous se turent et Ben se passa la main sur le front.

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:50

L'OMBRE DE MA VIE_CHAPITRE 2

CHAPITRE 2 : Dans ma chair
« Si je pardonne, je m'offre encore
je tremble et raisonne
Je reste, je cherche
Si j'oublie je donne
Ma vie mon ombre en somme
jamais ne m'abandonne »


Il était clair que Ben était mal à l'aise et qu'il ne savait pas comment expliquer tout ça à ses amis.
Il commença alors par dire qu'avant-hier quelqu'un avait saccagé son appart et que ce quelqu'un l'avait assommé. En tombant sa tête avait percuté une table d'où cette cicatrice.
Flo, surpris, s'empressa de demander s'il était allé porter plainte et Ben répondit qu'oui mais que ça ne changerait pas grand-chose puisqu'il n'avait rien vu.
Il précisa ensuite que son agresseur lui avait laissé une lettre de menace mais que, ça, il ne l'avait pas dit à la police parce que lui-même n'en comprenait pas le contenu.
Ce n'était pas le chanteur de Kyo que cet homme voulait tuer, parce qu'il s'agissait bien de la volonté de tuer, mais le descendant de Bastian Poher, son grand-père. Ses compagnons ne comprenaient pas et avaient énormément du mal à y croire.
Fab lâcha alors que ce devait être une mauvaise blague dans le but de l'effrayer mais Ben nia d'un mouvement de tête. Flo rajouta que, s'il voulait vraiment le tuer, pourquoi ne l'avait-il pas fait avant-hier. Ben lui tendit alors la lettre.
Flo commença à lire à haute voix :
« Héritier de Bastian l'horloger sache que l'âme de mon grand-père va te poursuivre jusqu'à tes dernières heures.
Si je ne t'ai pas encore tué, c'est pour te laisser le temps de connaître la souffrance que le Père de tes pères a infligé aux miens.
Ta mort sera pour toi comme pour moi une délivrance que tu ne pourras refuser.
La marque que je t'ai laissée sera là pour te le rappeler et plus l'aiguille tournera plus la délivrance se rapprochera.
Nos chemins se recroiseront...
TIC TAC TIC TAC »

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 08:07